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AQDR ROBERVAL: ma qualité de vie entre mes mains

AQDR ROBERVAL: ma qualité de vie entre mes mains

Par Gilles Ouellet, président AQDR Roberval

Lors de la Journée des aînés de la MRC Domaine du Roy, le 16 novembre 2016, M. Gilles Ouellet, président de l’AQDR Roberval, était conférencier pour parler de Ma qualité de vie devant une assistance de 300 personnes. © Photo Johanne Bouchard

À partir de 50 ans, nous avons atteint une certaine autonomie et expérimenté certaines valeurs. C’est également à partir de cet âge que nous devons en continuer l’intégration.

À l’âge où nous sommes rendus, nous avons acquis une certaine sagesse. Nous parvenons à saisir ce qu’est l’amour. Nous avons également appris à pardonner, à nous pardonner. C’est également à ce moment (étant de plus en plus libéré de certaines contraintes) que nous apprenons à avoir de l’humour, également à dédramatiser certains faits. La sagesse grandissante, nous nous dirigeons vers une meilleure harmonie sexuelle: ce n’est plus la performance qui compte, c’est plus le plaisir d’être là, l’un près de l’autre, dans une complicité amoureuse. C’est aussi le fait d’être perçu et reconnu.

Pour en arriver là, il y a des pas qui sont sages à accomplir, comme apprendre à philosopher, comme quoi rien n’est si catégorique, où tout est relatif. Nous apprenons à devenir plus zen et, même si on est encore parent, nous pouvons commencer à jouer celui de devenir grands-parents psychologiques.

Nous devenons, par l’effet même, un modèle pour les générations qui nous suivent, tout en étant porteuses de sens et de liens. Nous avons intégré la force et la puissance qui nous permettent de vivre plus vieux et mieux que nos ancêtres. Rendus à cette étape de notre vie, nous parvenons à être amoureux d’une plus grande sagesse. C’est le résultat de la congruence des valeurs que nous avons acquises et que nous partageons. Sinon, c’est le risque de régresser et de tomber dans le désespoir. Nous nous isolons et devenons grincheux.

Et si nous dépassons les 80 ans et plus, plus… nous devenons des êtres de plus en plus sereins, nous apprenons à gérer la baisse de notre énergie vitale, de la force et de la puissance, nous nous préparons à quitter la vie physique en fonction de notre niveau d’évolution, et de notre vitalité. Nous acceptons la diminution de nos capacités: c’est notre résilience à avoir su intégrer les passages des ans qui font le plaisir de célébrer d’être un aïeul de quelqu’un ou d’un quelconque projet.

Donc, profitons de la vie, célébrons notre vitalité. Surtout celle d’être encore en vie.

Ma qualité de vie. Alors qui décide?

N’oublions pas, c’est de notre responsabilité et par l’apprentissage autant de nos succès que de nos erreurs ainsi qu’à l’intégration de nos expériences que nous devenons plus sages et plus heureux. C’est donc à chacun de nous de décider comment nous voulons être.

C’est ce qui nous permet de trouver les meilleures stratégies, en relation avec le contexte d’une crise. Nous avons le temps de prendre un certain recul et d’apprendre à faire la distinction à savoir si nous devons nous en occuper ou laisser aller.

Nous devons lâcher prise sur beaucoup de choses.

Nous ne sommes pas un fardeau pour la société, nous sommes empreints de toute la richesse de nos expériences vécues. Mais souvent, la jeunesse en fait fi. C’est vrai qu’ils ont leurs expériences à vivre. Mon père me répétait souvent «Tu peux faire une erreur une fois, c’est normal, faire la même erreur une deuxième fois, j’ai un doute, mais répéter la même erreur une troisième fois, c’est de la bêtise humaine». Alors, consulter un aîné, ça évitera bien des désagréments: tu pourras faire autrement, ton amitié grandira et tu feras deux heureux. C’est de l’enrichissement collectif et c’est dans ces moments-là que nous nous sentons utiles et que nous devenons un atout pour la société.

Pensons à toutes ces nouvelles technologies qui arrivent sur le marché, souvent nous nous sentons dépassés. Ne vous inquiétez surtout pas, tout s’apprend, parfois lentement, d’autres fois, rapidement. Ce qui compte, c’est que nous disposons de plus de temps pour les apprivoiser, et, une fois maîtrisées, elles nous rendent la vie plus facile, plus agréable.

Vous ne me croyez pas ?

  • Il y en a-t-il parmi vous qui retournerait faire leur lavage avec une planche à laver?
  • Retournerait aux anciens téléphones, et à plusieurs sur la même ligne?

Aujourd’hui, avec la complicité de nos enfants ou de nos amis, nous avons accès à tout cela instantanément et au bout des doigts: cellulaires, Facebook, Skype, tablettes, etc.

Si je suis ici aujourd’hui en train de vous partager mes connaissances, c’est que je suis une personne heureuse, j’aime la vie que je mène.

Pour parvenir à cet état de bien-être, je n’ai eu qu’un pas à faire, décider librement d’être heureux. Tout en décidant de prendre les moyens pour y parvenir.

Comment y parvenir?

Il existe un processus assez simple: il faut apprendre à faire la distinction entre besoin et désir.

Exemples:

J’ai soif (besoin), beaucoup de solutions s’offrent à moi: lait, eau, café, tisane, thé, vin, alcool, chocolat chaud, bière, jus de légumes, soda, fruit juteux, lait de noix de coco, eau minérale, etc. Parmi toutes ces solutions, ma préférence va souvent au café, c’est un désir. Mais si j’ai réellement soif et que ma survie en dépend, je vais sûrement prendre de l’eau. Il faut apprendre à faire la part des choses.

Nous sommes constamment inondés par une masse d’informations provenant de partout dans le monde. En écoutant les nouvelles, je me pose la question suivante: ce qui arrive me concerne-t-il personnellement? Je ne suis pas un scientifique, mais je dirais que probablement au-delà de 95% ne nous concernent même pas. Alors, pourquoi nous en préoccuper? Pourquoi nous en faire une montagne? Par contre, si cela me concerne, j’en prends bonne note et j’y fais face le plus rapidement possible.

Plus près de nous, nous n’avons qu’à regarder à l’extérieur quel temps il fait. Y va t’y faire beau? Cela hiver comme été. Combien parmi vous se laissent déranger par le temps qu’il va faire? La nature étant ce qu’elle est, je n’y peux rien. Alors, je dois m’en accommoder. Parlez-en aux agriculteurs, il y a même des moments où ils voudraient qu’il pleuve du lisier de porc pour engraisser leur terre. Heureusement que cela ne s’est pas encore produit!

Tout cela pour vous dire que, comme nous n’avons pas le contrôle sur le temps qu’il fera, soyons dynamiques, prenons notre destiné en main et décidons que notre qualité de vie nous appartient et que nous décidons ici et maintenant d’être heureux.

 PETITE RECETTE DE BONHEUR

Voici quelques ingrédients qui pourront vous aider (il n’est jamais trop tard pour commencer à les expérimenter).

  • J’assume ma part de responsabilité sur les évènements qui se manifeste dans ma vie et qui me concerne. Sinon, je laisse les personnes concernées s’en occuper.
  • Je m’implique dans les choses qui me tiennent à cœur.
  • J’impose mes limites.
  • J’évite de côtoyer les gens négatifs, je préfère ceux qui sont engagés.
  • J’évite de parler en mal des autres, cela évite de porter de faux jugements.
  • J’essaie d’être le plus honnête possible.
  • Je fais confiance aux autres: attention, cela n’exclut pas un certain contrôle.
  • J’essaie de créer l’harmonie autour de moi, en étant généreux de mon temps. Quel émerveillement! Quel plaisir d’effectuer un travail en équipe!
  • Je relève des défis, je m’implique. Là où il n’y a pas d’efforts, il n’y a pas de confort.

Préparation:

  • Lisez la recette et assurez-vous de posséder les outils nécessaires pour la préparer.
  • Travaillez les ingrédients. Augmentez le niveau d’énergies sur ceux nécessitant davantage de préparation pour vous-mêmes.
  • Incorporez les ingrédients un à un dans votre vie personnelle.
  • Rectifiez l’assaisonnement au besoin en changeant le dosage de certains ingrédients.
  • Relisez la recette aussi souvent que nécessaire.

Vous êtes ici en présence de plusieurs organismes qui travaillent pour améliorer votre bien-être. Chacun de ces organismes travaille fort pour protéger notre qualité de vie, dans des domaines différents et parfois tous ensemble pour les causes qui concernent les personnes aînées. N’hésitez pas à les consulter, à demander leur aide.

N’oubliez pas, un être humain réellement vivant est celui qui est capable de lâcher toute rigidité physique, psychique et spirituelle pour oser s’aventurer dans l’inconnu, l’incertain, le doute. Lorsque nous redevenons capables d’une telle souplesse, la vie en plénitude nous est alors promise. Par expérience, je peux vous dire que dès que la fluidité est présente au cœur de notre vie, sans aucun jugement, sans blocage, notre vie redevient harmonieuse, douce et gratifiante. Plus vous êtes vivant, plus vous vivez heureux.

Ce ne sont jamais les prises de conscience qui déclenchent la guérison physique, psychologique ou spirituelle, ce sont les actes.

Décidez aujourd’hui de vous prendre en main selon vos capacités et plus vous obtiendrez la joie.

 

Gilles Ouellet

Président AQDR Roberval

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