Accueil / Articles pour l'AQDR Express / Résumé de la marche du FRAPRU 2018
Résumé de la marche du FRAPRU 2018

Résumé de la marche du FRAPRU 2018

Mariette Gélinas

 Le 22 septembre, la thématique de la grande marche portait sur les droits des personnes aînées à un logement décent. Huit (8) membres de l’AQDR section Trois-Rivières étaient présents à la Conférence de presse et ont accompagné marcheuses et marcheurs.

En ratifiant le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC), le Québec et le Canada ont reconnu « le droit de toute personne à un niveau de vie suffisant pour elle-même et sa famille, y compris une nourriture, un vêtement et un logement suffisants, ainsi qu’à une amélioration constante de ses conditions d’existence ». Ils ont aussi reconnu le droit à la sécurité sociale. La réalisation du droit au logement est donc primordiale et intimement liée à la réalisation des autres droits.

En Mauricie, 5 260 ménages locataires consacrent actuellement plus de la moitié de leur revenu au loyer, au détriment de leurs autres besoins essentiels. C’est surtout les personnes aînées, les femmes, les jeunes et les personnes vivant seules qui doivent consacrer une proportion beaucoup trop élevée de leur revenu pour payer le loyer. Plusieurs organismes de la région regroupent des aînés ; en ce sens, l’AQDR, l’AREQ, les Compagnons du folklore se joignent au FRAPRU, au comité logement et autres organismes communautaires pour faire entendre la voix des aînés et revendiquer des améliorations aux différents programmes de soutien afin que toutes et tous aient un logement décent.

 Les ménages locataires aînés restent parmi les plus mal logés. Leur revenu médian est de beaucoup inférieur à celui des plus jeunes, par exemple à Trois-Rivières, 8285 ménages dont les locataires sont des personnes de 65 ans et + consacrent 36,5 % de leur revenu au logement tandis que ceux dont le principal soutien a 75 ans et plus, consacrent 40,6 % à leur logement selon les dernières statistiques compilées en 2016. Le pourcentage de personnes âgées de plus de 65 ans est de plus en plus élevé au Québec. Il est particulièrement haut à Trois-Rivières où les personnes de plus de 65 ans représentent 34,3 % des ménages locataires.

L’Abbé Pierre disait : « Gouverner, c’est d’abord loger son peuple ».

 Un regroupement d’associations d’aînés, dans le cadre des élections provinciales a élaboré et présenté quelques revendications pour remédier au problème d’un logement convenable, c’est-à-dire un lieu de résidence propre, en bon état, bien chauffé, sécuritaire, à prix abordable). Deux des revendications ont été soumises aux différents partis politiques afin de susciter leur engagement : soit la — hausse du montant maximal mensuel du programme Allocation logement à 150 $ et une indexation annuelle.

— et la diminution d’attente de 24 à 12 mois pour l’obtention de l’aide financière du Programme d’adaptation de domicile en fonction de l’État de santé des aînés.

L’Abbé Pierre, militant pour une justice sociale, énonçait : « Chaque fois que l’on refuse un milliard pour le logement, c’est 10 milliards que l’on prépare pour les tribunaux, les prisons, les asiles de fous ». C’est à y penser !

Merci aux marcheuses et marcheurs, aux personnes qui participent aux divers événements reliés à la marche, appuyant ainsi les revendications pour un logement décent pour toutes et tous. Les personnes aînées, entre autres, ont peu de moyens de revendiquer, elles ne peuvent déclencher une grève du bénévolat, car souvent elles sont proches aidantes et ce serait difficile de ne pas accomplir leur engagement.

Partager

Revenir en haut de la page