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Résidences privées pour aînés: un marché en évolution
Selon les données contenues dans le Rapport sur les résidences privées pour aînés de JLR, en septembre 2019, on comptait moins de résidences privées pour aînés (RPA) qu’en mars 2017, mais le nombre de places augmentait.

Résidences privées pour aînés: un marché en évolution

En septembre 2019, on comptait moins de résidences privées pour aînés (RPA) qu’en mars 2017, mais le nombre de places augmentait. Portrait de la situation.

JLR a réalisé son étude présentée dans son Rapport sur les résidences privées pour aînés en colligeant les données du Ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) du Québec. Ainsi, en date du 3 septembre 2019, le territoire québécois comptait 1768 résidences privées pour aînés. Ces résidences offraient 133 005 unités réparties entre des chambres en occupation simple, des chambres en occupation double, ainsi que des logements. À titre comparatif, en 2017, JLR faisait plutôt état de 1837 résidences et 121 210 unités. «Malgré l’ouverture de plusieurs résidences, d’autres ont dû fermer leurs portes de sorte qu’il y avait 69 RPA de moins en septembre 2019 qu’en mars 2017. Néanmoins, pendant que plusieurs résidences mettaient la clé sous la porte, de gros complexes ont vu le jour, ce qui a permis l’ajout de 11 795 unités supplémentaires sur le marché», indique Mme Joanie Fontaine, économiste principale de JLR. 

Selon les données contenues dans le rapport de JLR, un peu plus de 50% des RPA sont de petites résidences comportant 30 unités ou moins. Pourtant, bien qu’elles soient nombreuses sur le marché, elles offrent seulement 9% de l’ensemble des unités. Pour leur part, les 425 résidences de grandes tailles, c’est-à-dire celles qui comptent 100 logements et plus, représentent 24% de l’ensemble des RPA et elles accaparent environ 71% des unités. 

En effet, les grands complexes sont de plus en plus nombreux alors que les petites résidences ont de la difficulté à suivre la cadence et à se conformer aux modifications de la réglementation. Malgré cette situation, le nombre de places augmente, ce qui s’avère une bonne nouvelle puisqu’environ 60 000 nouvelles unités devront être construites au cours des 10 prochaines années pour pouvoir répondre à la demande qui continuera de progresser au fur et à mesure que les baby-boomers prendront de l’âge. À tout le moins s’ils décident de suivre les traces des générations précédentes en matière d’habitation. 

Qui habite dans les résidences privées pour aînés? 

Ainsi, en septembre 2019, 129 000 personnes résidaient dans une RPA, ce qui représente une hausse d’environ 8000 individus par rapport à deux ans et demi auparavant. De ce nombre, 87% sont âgés de 75 ans et plus. «En 2019, 1,5% des gens âgés entre 65 à et 74 ans habitaient dans une RPA selon nos estimations basées sur les projections démographiques de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) et des données du MSSS. En ce qui concerne les individus de 75 à 84 ans, 10,4% logent en RPA. Ce pourcentage grimpe à 29,7% chez les personnes de 85 ans et plus», mentionne Mme Fontaine. 

Bref, le marché des résidences privées pour aînés devra composer avec de nombreux changements au cours des prochaines années. L’avenir nous dira comment le vieillissement de la population affectera l’offre et la demande de logements auprès des aînés! 

Lire l’article sur le site web du Journal de Montréal.

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